BloGranada

lunes 18 de agosto de 2008

Ultime voyage Erasmus - part 2

Après l'intense escapade londonienne (voir note ci-dessous), les vacances ne faisaient que commencer!

Sans trop rentrer dans les détails, je dois dire que j'ai été gâté durant les quelques jours précédant mon retour en Suisse (début juillet). Tout d'abord j'ai été hébergé quelques jours chez la famille Tenllado à Malaga. Après avoir attendu toute l'année, je touchais enfin au but : être parfaitement intégré dans le "monde espagnol"! Je me suis vraiment senti quasiment comme un enfant supplémentaire. ;-) Quel accueil (et quels repas, mmmh! :-P)!

Vu que j'avais rendu mon appartement à Grenade fin-juin (avant mon séjour en Angleterre), je devais trouver une solution pour m'héberger jusqu'au 10, date prévue de mon retour. Véritable aubaine : Mike (mon coloc) et sa famille venue tout droit de California visitait à ce moment précis l'Andalousie (y compris la petite soeur de Mike, Maddie, accro au Game-boy et à la glace ;-) ). Résultat, eux aussi m'ont "adopté" durant 4 jours, me permettant de rester avec eux et de faire des visites avec eux vu qu'ils avaient une place de libre dans leur voiture de location ainsi qu'un "spare bed" dans leur hôtel de Marbella. J'ai donc pu conclure mon séjour Erasmus en visitant des endroits tels que Cordoue, Gibraltar, Ronda (une deuxième fois) ou Arcos de la Frontera. Vraiment super sympa de leur part!

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domingo 17 de agosto de 2008

Ultimes voyages Erasmus...

Si on m'avait dit à l'avance que je terminerais mon année Erasmus de cette manière, j'aurais eu de la peine à le croire... ;-)

A peine mes exas finis, j'ai en effet décidé de partir un week-end à...London! Pourquoi si loin vous demandez-vous légitimement? Eh bien je suis obligé de raconter l'anecdote :
Au début du mois de juin, je lis par hasard la phrase suivante sous le pseudo d'un de mes potes espagnols de la fac : "John Mayer, 28 de junio, Hyde Park". Innocemment, je lui demande de quoi il s'agit : un bref dialogue plus tard et il m'apprend que non seulement le guitariste originaire du Connecticut va se produire en concert, mais qu'il est aussi accompagné de Sheryl Crow et d'Eric Clapton! Il me dit qu'il y va tout seul et insiste pour que je vienne avec lui. L'occasion est trop belle et le timing parfait (juste 2 jours après mon dernier examen) : je m'empresse d'acheter un billet de vol low-cost (Malaga - Gatwick) et un ticket de concert...ça y est, en route pour le United Kingdom à fin juin! :-)

Floren (mon pote de la fac de sport) arrive le jour du concert, finalement accompagné par son père. Je décide de me rendre dans la capitale anglaise un jour plus tôt, histoire de profiter un peu plus de mon temps là-bas.

Niveau logement, j'ai réussi à manager mon premier CouchSurfing! Assez rocambolesque : une copine d'une copine de l'Américaine que j'avais hebergé à Grenade (voir note ci-dessous) peut m'accueillir chez elle et ses colocs! Canapé à moindre frais dans la Zone 2 de Londres (accessible en métro) dans une petite zone résidentielle charmante. Dana (mon hôte) travaille ce jour-là et c'est sa coloc Kate qui m'accueille. Une brève discussion plus tard, je décide de me rendre dans la foulée et sans perdre de temps à...Wimbledon!

1h30 de transport public plus tard, j'arrive devant l'enceinte du plus prestigieux tournoi de tennis au monde, royaume du Roi Roger depuis 5 ans. Le sportif que je suis ne peut s'empêcher d'être admiratif, même vu de l'extérieur. Mais il allait bien falloir trouver le moyen de rentrer, surtout que le match de Federer (le 1/8 de finale je crois) commençait dans une heure à peine.
Quelques minutes plus tard, je tombe de haut : un vigile, accent et attitude british exagérés au possible, m'enlève toutes mes illusions. "Vous pouvez faire la queue pour les billets mais vous ne rentrerez dans tous les cas pas dans les "Grounds" avant 17h." C'est à dire près de 5 heures d'attente... Il doit bien avoir un écran géant quelque part, me dis-je. "Il est aussi à l'intérieur de l'enceinte", me renseigne le même vigile. Dernière opportunité : le pub. Après 5 minutes dans le petit village de Wimbledon, j'arrive dans un établissement qui possède des écrans de TV. Je commande une bière et demande à un gentleman qui lui aussi buvait sa "pint" si je peux m'asseoir à la table avec lui. Il aquiesce. Alors que je commence à lui expliquer mes déboires du moment, d'où je viens, etc., la pluie se met à tomber. Le début du match sera retardé, je décide de commander à manger. S'ensuit une discussion avec le prénommé Hugo, qui m'explique qu'il fait partie d'un club de tennis voisin à celui du fameux "All England Club" et qu'il exerce la profession de journaliste critique d'hôtels de luxe! :-P La belle vie quoi. Sujets de discussion : le tennis, le sport, les voyages (paraît-il que les meilleurs safaris sont en Zambie)... Un bon moment en somme, et un peu de baume au coeur après mon essai infructueux d'avoir voulu rentré dans les Grounds à midi.

Hugo rentre à la maison alors que débutent les premiers échanges entre Federer et son adversaire du jour (vlà qu'j'ai oublié qui c'était maintenant...). A peine quelques minutes plus tard, c'est au tour de deux personnes de me demander à leur tour si elles peuvent s'asseoir à ma table. Je pensais au début qu'il s'agissait d'un couple, en fin de compte il s'avère que c'est une mère et son fils (:-S). Re-discussion. Hannah et Robin sont des gens charmants. Ils viennent prendre le thé et regarder les matchs de tennis alors que les deux filles de Robin assistent de leur côté à un match sur le Court 1 (le deuxième plus grand après le Court central). Ils m'offrent même très gentiment le "cup of tea" digestif ! :-) J'apprends que Hannah a des origines suisses (de Winterthur sauf erreur), ce qui explique son léger accent suisse-allemand en anglais. ;-)

Une fois le match de Federer terminé, on ne s'avoue pas vaincu. Avec mes deux nouveaux accolytes, nous décidons d'aller faire la file à partir de 17h pour tout de même rentrer dans l'arène avant la nuit tombée. Après 1h45 d'attente (quand même!), ça y est!...ou presque. J'ai eu la mauvaise idée de vouloir prendre en photo le dispositif de sécurité digne d'un aéroport auquel sont soumis tous les spectateurs. Très mauvaise idée : un policier s'en rend compte, me traîne violemment de côté et m'indique que selon la loi telle, je suis dès ce moment considéré comme un terroriste et que je peux être arrêté sur-le-champ!!! Mon coeur bondit et après 36'000 formes d'excuses plus tard et l'effacement de ladite photo, il me laisse enfin repartir. J'en suis quitte pour une grosse frayeur. Cette fois-ci ça y est vraiment, je suis rentré dans WIMBLEDON!

Hannah, Robin et moi décidons de nous rendre au Court 11. Là joue le futur champion olympique de double (mais chut, il ne le sait pas encore! :-P), Stanislas Wawrinka contre un illustre inconnu russe. Au début du 3ème set (et après avoir perdu les 2 premiers), ce dernier abandonne. J'ai pu assister à la victoire de notre Stan national depuis tout au bord du terrain! Puis une opportunité rare se présente : le vainqueur sort du terrain et pour se rendre aux vestiaires doit passer dans les allées en compagnie du public. Je n'hésite pas quand je le vois arriver vers moi : "Eh Stan, je viens de Lausanne aussi [ben oui, on sait jamais quoi dire dans ces circonstances] ! Je peux prendre une photo?" Et hop, clic-clac, la séquence fan/groupie est dans la boîte! ;-) Je vagabonde ensuite entre les différents courts puis la surprise du chef pour la fin : Hannah, Robin et les deux filles s'en vont, ils m'offrent un de leur billet pour le Court 1! :-) La journée se termine en apothéose puisque j'ai pu voir la fin du match Safin/Seppi qui s'est joué en 5 sets dans une ambiance délirante ! :-) Victoire Safin, dans l'obscurité, pour ceux que ça intéresse... ;-)

Le lendemain, enchaînement avec le concert! Je retrouve mes deux compères arrivés de Malaga le matin même. J'apprends qu'il s'agit de leur premier vrai voyage aux deux à l'étranger! C'était drôle et à la fois touchant de les voir s'émerveiller devant tous ces monuments et cette vie si différente de leur Andalousie natale. Et ça rappelle aussi que c'est un réel luxe de pouvoir se permettre de voyager autant et si facilement de nos jours! Pas le temps de déguster la typical London food, c'est à Burger King qu'on avale en vitesse un repas avant de se diriger vers Hyde Park. Pour le concert à proprement parlé, rien d'exceptionnel à redire. Si ce n'est que j'ai été surpris en bien de la présence de Jason Mraz en première partie! :-) Floren, en fan ultime de John Mayer qu'il est, pouvait enfin savourer la première fois qu'il voyait son idole en concert. Même si je ne connais que très peu Clapton, j'ai quand même apprécié sa prestation et ses incontournables tubes accrocheurs. Quant à Sheryl Crow, on a décidé d'aller se reposer un peu pendant son concert... :-P (elle jouait juste avant Clapton). Le trio Mayer -Crow-Clapton se retrouve même ensemble sur scène pour un final haut en couleur!

Le soir même, je rejoins Dana en ville pour rentrer chez elle. Mes accolytes de España, appelez-les imprudents, inexpérimentées ou même optimistes, n'avaient pas réservé d'hôteé pour la nuit. Nous les laissons en ville, pensant qu'ils trouveront bien une auberge de dernière minute.

Le lendemain, après avoir envoyé un message à Floren pour savoir comment ça s'était passé, il me renvoie un truc du genre : "Au final, on s'est fait agressé et on a failli nous prendre en otage. Tout est véridique. Là on est déjà en route pour l'aéroport. Je te raconterai." QUOI??!! :-O Pourvu que rien de grave ne soit arrivé. Après explication, il s'avère en fait qu'un des bus qu'ils ont pris les a amené dans une banlieue glauque et qu'il se sont fait interpellé par deux jeunes femmes en état d'ébriété. Celles-ci voulaient qu'ils témoignent parce que soi-disant elles avaient payé un billet pour Victoria Station et que comme elles ne s'y trouvaient pas, ont décidé de faire un scandale, en insultant le conducteur de bus. Plus de peur que de mal donc. Mais surtout à peine une heure de sommeil, dans St James' Park au lever du soleil. C'est en faisant ses propres expériences et ses erreurs qu'on apprend dit-on... :-P

De mon côté, j'ai profité de mes derniers moments dans la capitale anglaise pour faire un tour à pied, le long de la Tamise, par une belle journée ensoleillée. Dans le milieu de l'après-midi, après être revenu au centre-ville, je tombe sur la cérémonie de commémoration des 60 ans de la fondation de l'Etat d'Israël. D'un seul coup, je me retrouve en face-à-face violent avec l'Histoire. D'un côté de la route, sur la fameuse Trafalgar Square, des centaines (miliers?) de partisans d'Israël, drapeaux flottants, affichent orgueilleusement leur appartenance à l'Etat juif. De l'autre côté de la route, clôturé à l'intérieur de barrières et encerclés d'une meute de policiers, les Palestiniens manifestent bruyamment. Moi, au milieu de la route, témoin d'une scène qui me fait presque monter les larmes aux yeux. Quelques scènes de partisans d'Israël moqueurs, fier de pouvoir s'exprimer comme ils l'entendent même si cela sous-entend parfois des provocations gratuites et innécessaires. Comment peut-on fêter aussi bruyamment un Etat qui cause encore aujourd'hui autant de polémique? Dans cette histoire, je ne savais finalement pas trop quoi penser, n'étant en fait partisan ni d'un côté ni de l'autre. J'ai simplement eu une brusque envie de savoir, j'étais frustré de n'avoir pas assez d'éléments historiques ou socio-politiques en ma possession pour me faire ma propre opinion critique.

C'est là que j'ai aperçu une dame qui distribuait des feuillets d'informations. Je m'approche, demande à en avoir un, et entame la discussion. Sceptique d'abord je demande : "de quelle partie provient l'information qui est publiée dans ce journal?" "Que voulez-vous dire ?" me répond la petite dame. "L'information peut être manipulée suivant de quel côté on se place" je précise. "Il ne s'agit pas d'information biaisée mais de la vérité historique qui figure dans ce document.", me rétorque-t-elle avec assurance. J'ai brusquement envie d'en savoir plus, elle me raconte donc son histoire à elle : "Ce n'est qu'à mes 19 ans que j'ai appris que sur les terres où j'avais grandi, ont été assassinés des milliers de Palestiniens. Dès que je l'ai su, cela m'a terrifiée." Yael est juive, pro-palestinienne. Je ne m'en étais pas rendu compte tout de suite. Le journal qu'elle m'a remis s'intitule Nakba, qui signifie "catastrophe" en arabe et qui se réfère à la tragique naissance de l'Etat d'Israël en 1948. Je n'ai pas envie de m'étaler trop là-dessus, je vous recommande juste de lire à ce sujet. Pour ma part, cet événement a été pour moi plus qu'une anecdote : un véritable désir de comprendre les enjeux d'un conflit qui parait sans issue et les arguments que chacun légitime à sa façon... Et globalement, un sentiment d'inconfort au vu de certains moments que j'ai vécu sur le vif.

Fin de journée, direction l'aéroport. Au même moment, la finale de l'Euro débutait. Je retrouve mes deux amis espagnols installés devant un ordinateur juste avant l'embarquement. Fernando Torres leur a quelque peu fait oublier leur mésaventure de la nuit passée en marquant le premier but pour l'Espagne. C'est finalement le commandant de bord qui nous annoncera la victoire de la "roja" au micro. Explosion de joie dans l'avion! :-) A l'atterrissage, la fête a déjà perdu en intensité. Le père et le fils, accueilli par la mère de famille à l'aéroport, n'ont qu'une seule envie : rattraper le sommeil en retard! Donc oui, ça a dû être l'ambiance dans les rues de Málaga, mais NON je n'y ai malheureusement pas assisté, étant rentré avec la famille Tenllado directement chez eux.

Et après un week-end aussi riche en expériences et rebondissements, un dodo finalement bien mérité! :-)


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lunes 7 de julio de 2008

Couchsurfing


Dans une note précédente j'avais fait part de mon envie d'aller à Zaragoza, pour visiter la ville et voir l'Expo universelle. Avant mes derniers examens, je me suis donc mis en quête d'informations.

A peine quelques minutes après avoir commencé, je tombe de haut : la chambre d'hôtel la moins chère coûte 124€ !!! Ah les chiens, on peut dire qu'ils en profitent de leur "événement"...

Mais quasi dans la foulée de ce choc se produit un déclic dans mon esprit : je me rappelle soudain qu'une amie m'avait parlé du site CouchSurfing. Mais c'est quoi donc ça?

En quelques mots, c'est un système qui permet aux internautes du monde entier de créer leurs profils, de se présenter brièvement mais, à la différence des autres sites communautaires (type Facebook ou autre), il permet aussi à ses personnes d'"offrir" un lieu d'accueil à des personnes qui voyagent et qui n'ont pas forcément le budget pour payer une nuit d'hôtel à chaque fois. Mais avant tout, la philosophie du CouchSurfing est de faire la connaissance de nouvelles personnes, de nouvelles cultures, d'écouter des récits, de pouvoir échanger des idées, des opinions,... C'est aussi l'occasion pour le visiteur (et si l'hôte qui accueille en a envie et le temps à disposition) d'avoir un guide qui peut lui montrer la ville où il séjourne, d'avoir des bons plans, bref de ne pas être complètement paumé en arrivant au milieu de nulle part. En résumé, je trouve que c'est un excellent système et je me demandais à l'instant où je m'inscrivais au site pourquoi je n'y avais pas pensé plus tôt... :-S

Après avoir rempli ma description avec tout le tralala de "qui suis-je, qu'aime-je faire dans la vie?", arrive le moment de décider si...j'ai moi-même un "couch" à offrir à d'éventuels visiteurs. J'opte pour l'option "peut-être", en me disant que je pourrais rendre service si besoin est à des voyageurs de passage à Grenade. Quand on a envie de recevoir, il faut aussi offrir... Pour l'anecdote, j'ai mis "peut-être" et pas "oui" parce qu'il fallait évidemment que je consulte mon coloc avant qu'un éventuel inconnu ne vienne s'installer et aussi parce que mes derniers examens approchaient et que j'avais pas forcément envie de qqn durant les révisions. Compréhensible, vous en conviendrez. ;-)

Et à partir de là, c'est l'histoire de l'arroseur arrosé. N'ayant pas de réponse des personnes habitant Saragosse, je décide finalement de renoncer au voyage. PAR CONTRE, ça a pas loupé : les premières demandes de "est-ce que tu as un canapé de libre, même un toit pour dormir à Grenade?" n'ont pas tardé à déferler.

Audrey, une Américaine de 21 ans du Kentucky, m'a écrit un message d'urgence. Elle arrivait le lendemain et ne savait pas où séjourner. Départ, première invitée. La veille, un Finlandais d'origine cubaine qui parle huit langues (:-P), Ernesto, m'avait aussi dit qu'il arrivait un jour après. Après consultation avec mon coloc, il était aussi la bienvenue. Pour faire vite, j'ai passé deux jours vraiment cool en compagnie de ces deux personnes, à visiter Grenade, manger des tapas, voir la demi-finale contre l'Allemagne dans un pub (c'était la première fois que l'Américaine voyait un match de foot de sa vie! :-P) et même sortie avec le Finlandais dans une discothèque à la Plaza de Toros! ;-) Revers de la médaille, lui ouvrir la porte à 5h du mat' quand il revient de la fête. :-P Mais ça a été une expérience vraiment chouette, et on apprend beaucoup en peu de temps. Depuis, j'ai encore reçu plusieurs demandes, et je n'ai pu en accepter qu'une supplémentaire. Un Iranien prénommé Taha, étudiant en Suède et vraiment très sympa aussi! :-) Il a même apporté des noix d'Iran, un régale.

Ces anecdotes imprévues m'ont fait le plus grand bien, même si c'était quand même un peu stress de préparer les exas à la dernière minute (mais je suis devenu expert avec le temps! :-) ).

Et vous, c'est un système qui vous tenterait? ;-)



Mes deux premiers hôtes : Audrey et Ernesto

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miércoles 25 de junio de 2008

¡Podeeemooos!

Enfiiiin!!!!!!! Ca y est, ils l'ont fait! La dernière fois que l'Espagne s'était qualifiée pour une demi-finale d'une grande compétition footballistique, je n'étais pas encore né. C'est dire la patience dont a dû faire preuve la nation toute entière avant de pouvoir enfin fêter une nouvelle qualification dans le dernier carré de l'Euro.

J'ai acquis ce sentiment avec le temps : pour moi l'Espagne, un pays qui possède un des meilleurs championnats de football au monde, n'était qu'une bande de looseurs au moment où il fallait vraiment répondre présent. Ils avaient beau se présenter chaque fois avec quelques-uns des meilleurs joueurs de ce sport au niveau international, chaque fois la même rengaine : à la maison une fois arrivé en quarts de finale! Aucun mental, aucun répondant quand il s'agit de répondre présent pour de vrai dans les moments clés. J'ai fini par devenir fataliste, ironique même à propos d'une situation qui semblait vouloir se répéter systématiquement au fil du temps. Les médias espagnols s'en sont progressivement remis au "fatalismo" également, en essayant vainement de trouver des explications tangibles aux multiples défaites de "La Selección" dans les moments importants. Selon moi, une manière dissimulée de se trouver des excuses en fin de compte, sans oser avouer que leur équipe est plus faible, un point c'est tout! --> A ce propos, au premier semestre j'ai dû étudier des textes d'histoire du sport, dont un qui parle du sujet (pour ceux que ça intéresse, voici le lien). En deux mots, l'article analyse l'évolution du discours médiatique au fil des différents résultats et les clichés utilisés afin de faire des liens entre le football, la culture et le tempérament espagnol (voir, la "furia" p.ex.).

En arrivant ici et en voyant l'Euro approcher, je m'attendais à rencontrer un sentiment d'optimisme généralisé, surtout parmi les personnes que j'ai côtoyées à la fac de sport. Eh bien tout le contraire figurez-vous! :-O Quasi toutes les personnes avec qui j'ai parlé des chances de l'Espagne à l'Euro m'ont avoué qu'elles pensaient que leur propre sélection allait de nouveau se ramasser en quarts de finale. Même après les bonnes performances au premier tour : "ça y est, on est dehors!", "ils passeront jamais contre l'Italie", "tu verras, c'est la fin, cette équipe vaut rien"... Fatalisme vous avez dit? :-P

En fin de compte, je crois que c'est moi qui était le plus optimiste d'entre tous : j'ai pronostiqué (pour le fun, pas pour de l'argent) l'Allemagne en finale contre l'Espagne. Bon ok, j'avais aussi pronostiqué que la Suisse allait passer le premier tour, mais faut pas demander la lune non plus! ;-) Bref, je voulais faire partie de ceux qui y croyaient toujours, qui pensaient que le mauvais sort pouvait enfin se briser...

Et vint la fameuse "noche mágica"... Je suis allé voir le match en compagnie de gens de la fac, tous Espagnols, à la résidence universitaire. Il fallait voir leurs têtes quand s'approchaient les prolongations, puis les penaltys! Sentiment de peur généralisé.

Et puis finalement, le dénouement..........




(Sous titre, pour non-hispanophone ;-) : "22/06/2008, 23h25 environ...dans une résidence universitaire à Grenade...témoins d'un moment historique du sport espagnol...personne n'osait l'imaginer, mais...la malédiction de quart de finale s'est enfin brisée!" Puis à la fin : "Et maintenant, il faut battre les Russes!")

Quelle ambiance, madre mía! :-) 24 ans après, l'Espagne entière, Granada comprise bien sûr, a légitimement célébré la qualification pour les demi-finales quasiment comme s'ils avaient remporté la compétition! Les rues respiraient la joie ce soir-là...et le soulagement! ;-) Je peux le comprendre et j'étais vraiment content pour tous ces gens que je croisais sourire au lèvres.

Depuis le début de l'Euro, le slogan de "Cuatro", la chaîne qui possède les droits de retransmission, c'est "¡Podeeeemoooos!" - "nous le pouvons!". La chaîne rivale (La Sexta), s'est même gentiment moqué avec sa version "Para pasar de cuartos, ¡oremos!" - "Pour passer les quarts de finale, prions!". "Podemos", ça a été (et c'est toujours actuellement, plus que jamais) un matraquage incessant, comme une manière de croire qu'un changement est enfin possible.

[Tiens, c'est marrant, ça m'a fait pensé à quelqu'un d'autres qui a des ambitions similaires... Comme quoi ça doit être un slogan à la mode! ;-)]

Je le pense toujours, l'Espagne peut parvenir en finale cette année. L'emporter? Pour revenir à mes pronostics, j'ai parié sur le sang froid allemand. :-/ Si la "Roja" veut me démontrer le contraire, elle a carte blanche! ;-) Et le hasard voudra que je serai toujours sur place pour fêter leur premier titre depuis plus de 40 ans (le dernier en date...et l'unique était l'Euro en 1964).

¡¡¡VAMOS ESPAÑA!!! ¡¡¡ESTE AÑO SÍ QUE PODEMOS!!!


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jueves 12 de junio de 2008

Les aliments se sont perdus en route

Alors que j'imagine que la fièvre de l'Euro est toujours palpable en Suisse (quoique la température a dû baisser un petit peu depuis hier... :-/ ), saviez-vous qu'ici c'est la crise? Bon ok, c'est peut-être un peu exagéré mais toujours est-il que la grève des transporteurs a bien perturbé la chaîne de production de l'alimentaire (entre-autre, sans oublier les difficultés d'approvisionnement des stations service).

Les grévistes réclament des allègements fiscaux sur les taxes de l'essence. A ce que j'ai compris en lisant un peu les journaux, ce sont des revendications impossibles vu qu'il s'agit d'une législation à l'échelle de la Communauté Européenne.
Résultat des courses : des axes autoroutiers bloqués par les piquets de grêve, des retards dans les livraisons (conséquence directe : gaspillage des stocks --> mon voisin/propriétaire m'a expliqué que les producteurs de lait devaient déverser des milliers de litres dans les champs à cause de l'accumulation des réserves) et des manifestations parfois violentes (hier soir des grévistes ont mis le feu à un camion dans lequel se trouvait le conducteur en train de dormir!).
Conséquence : le gouvernement de ZP (Zapatero) a pris des mesures pour disperser les "metteurs de désordre d'ordre public" histoire que la crise ne prenne pas plus d'ampleur. "La grève est un droit constitutionnel, mais pas quand cela nuit à d'autres citoyens", a dit le Ministre de l'Intérieur espagnol. En effet, les conséquences sont déjà visibles pour les consommateurs. Voyez ci-dessous à quoi ressemblent quelques-unes de étagères du supermarché d'à côté de chez moi. J'ai posé la question à un employé du magasin qui m'a répondu : "Normalement ce sont 3 semi-remorques qui nous livrent. Aujourd'hui seuls 3 fourgonnettes sont venues..."






L'autre jour quand ma mère me disait qu'elle avait vu ça aux nouvelles et m'avertissait que c'était sérieux au téléphone, j'avais de la peine à la croire. En voyant l'état du supermarché ce matin, c'est vrai que c'est tout de même frappant, qu'on n'a pas l'habitude de ça en tant qu'occidental gâté (ben oui, pour vous c'est "normal" qu'un magasion dispose de tout l'assortiment, non?). Même si c'est vrai qu'avec du recul les proportions ne sont pas dramatiques et que je suis bien conscient que ce n'est absolument rien comparé aux millions de gens qui meurent de la famine ou de la malnutrition dans le monde (voir aussi Objectifs du Millénaire pour le Développement/ONU et Le droit à l'alimentation). D'ailleurs, j'ai aussi lu quelques articles concernant la hausse générale du prix de l'alimentation dans le monde entier et c'est vrai que ça fait froid dans le dos...

Bref, il semble qu'aujourd'hui la situation soit débloquée et que cela va prochainement rentrer dans l'ordre. Mais c'est aussi une manière comme une autre de garder à l'esprit le fait qu'on vit dans une société de luxe et qu'il faut savoir relativiser certains problèmes...

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domingo 8 de junio de 2008

¡¡¡VAMOS!!!

6-1 6-3 6-0. En espagnol, on appelle ça "una paliza". Dans la langue de Molre, on pourrait traduire cette expression par "une claque", "une fessée", "une décullotée", voire même "une br**lée" si vous me pardonnez cette vulgarité. :-O

Mais ce que je viens de voir à l'instant n'a tout simplement pas de traduction. La façon dont Roger Federer vient de se faire battre, que dis-je, proprement humilier (ou "laminer" pour reprendre le mot du site officiel de RG) par le meilleur joueur de terre battue du monde est simplement hallucinante!!! Avant ce match, je ne me faisais guère d'illusions au vu de ce que Rafael Nadal avait démontré jusque-là tout au long du tournoi (qui plus est à Roland-Garros et qui encore plus est avec Federer à côté de ses pompes). Mais je ne m'attendais pas à ce qu'il fasse passer le numéro 1 mondial du tennis depuis plus de 4 ans pour un tel faire-valoir, un pur et simple figurant! :-(

Durant ce match, je suis passé d'un état de perplexité à un de frustration à un de résignation et d'admiration tout simplement. La façon dont Nadal arrive à renvoyer TOUTES LES BALLES, sans quasiment jamais faire de fautes directes est juste incroyable. Je ne sais pas par quels états d'âme est passé notre "Rodgeur" national pour sa part, mais à sa place j'aurais pêté un plomb en un rien de temps. Je crois que les 100 pages de notes de psychologie du sport que je suis sensées lire pour un prochain examen ne suffisent pas à expliquer l'ascendant mental que señor "Vamos" a sur son adversaire helvétique. J'ose pas imaginer ce dont Federer va rêver...euh...cauchemarder cette nuit! Et les nuits suivantes...

Bref, voilà, je m'incline, Rafa Nadal est le plus fort, quasiment invincible sur cette surface à mon avis, et m'a sincèrement impressionné (ben oui, au-delà de mon sentiment patriotique, je me rends juste à l'évidence...).

La mauvaise nouvelle, c'est que ça fait pas un bilan très positif pour le sport suisse ce week-end... :-S

La bonne? Maintenant que tous ces événements sportifs sont passés, je peux enfin me concentrer à 100% sur mon exa de mardi! :-P



En espérant que ça reste comme ça...

PS: Lire aussi à ce sujet le très bon article de Christian Dépont, autre fan déboussolé :-S

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sábado 7 de junio de 2008

La Suisse: si loin, si proche...




C'est le mois de juin. Déjà 3 semaines que je n'ai plus eu l'occasion d'écrire une note...et pour cause: la période d'examens a finalement pointé le bout de son nez et à l'heure où je rédige j'en ai déjà eu 2. Bonnes nouvelles dans les deux cas, puisque je sais déjà que j'ai "aprobado" (réussi) le cours d'Histoire contemporánea del mundo actual avec un 7.5/10. L'autre était un examen partiel: plus de 1000 diapositives retraçant les moments forts de l'Histoire du sport à réviser, pour un examen oral qui dure 5 minutes (5 dias, 1 mn/dia) au final. Résultat positif également, 2.75 sur 3.5. Ce résultat ajouté à un autre que j'avais eu au premier semestre (3 sur 3.5) me met dans de bonnes conditions pour réussir le "gros" cours de l'année, Histoire du sport, coté à 9 crédits sur le marché ECTS. L'examen final a lieu mardi, un écrit de 40 questions à choix multiple. Je suis optimiste. Reste plus qu'à terminer les 200 dernières pages du bouquin du prof en 3 jours...

Après cet examen, le gros du travail sera fait. Je pourrai m'accorder une petite "pause" dans les révisions (même si le rythme a pas été transcendant jusqu'à maintenant...) puisque les deux derniers ont lieu les 24 et 25 juin (Psychologie de la Motricité Humaine et Marketing du sport). Durant cette période, j'ai l'intention d'aller à l'Expo Universelle qui ouvre ses portes à Saragosse tout bientôt. Le thème, c'est l'eau. Ironie du sort, il y a quelques jours il y a eu des crues impressionnantes de l'Ebre qui ont mis en péril l'organisation! :-P Ca devrait être rétabli d'ici une semaine. En parlant de météo, les 30° sont bel et bien de retour en Andalousie après plusieurs jours maussades! :-)

C'est maintenant une évidence, mon année Erasmus touche gentiment à sa fin. Ce n'est pas encore l'heure de tirer des bilans, mais force est de constater que l'ambiance n'est plus la même ces derniers jours. Mike, mon coloc américain, est parti en voyage faire le tour de l'Europe en train. Plusieurs personnes de mon entourage grenadin sont déjà reparties, en Suisse ou dans le reste du monde. L'ambiance est calme et les études m'occupent. J'échange à peine quelques mots avec mon coloc allemand, un peu plus avec mes voisins du dessous, Juani et Manuel.




"Tu rentres quand?" est la question qui revient évidemment le plus souvent. Je ne peux toujours pas répondre précisément à cette question puisque je n'ai toujours pas mon billet de retour... Pourquoi? Va savoir... Je dois encore réglé quelques "détails administratifs" avec les propriétaires (si je peux encore rester les premiers jours de juillet) et planifier mes dernières excursions, à Séville et Cordoue notamment. Quelques jours à la plage aussi sûrement... :-) J'imagine que l'avion me déposera à Genève autour du 10 juillet. Je confirmerai ça en temps voulu.

Mike l'admettait pour sa part il y a quelques semaines, peu avant de partir en voyage: "c'est frustrant, tous les meilleurs moments se condensent à la fin, juste avant de s'en aller". Je peux aussi appliquer ce sentiment en ce qui me concerne. Avec le temps, l'impression d'appartenir à l'environnement qui nous entoure croît, le train-train s'installe peu à peu et on s'approprie plusieurs éléments autour de soi, dans la vie de tous les jours. On découvre les personnes avec qui on a plaisir à passer du temps et les endroits où on aime retourner. En voyant déferler les cars de touristes dans la ville, j'ai l'impression de me sentir différent, un autre type d'étranger. En voyant des touristes japonais mitrailler l'Alhambra de nuit l'autre soir avec leurs appareils photo, je ne sais pas pourquoi, j'ai eu un sentiment bizarre. Comme si ce merveilleux édifice, juché sur sa colline et que je ne vais bientôt plus pouvoir admirer de près, m'appartenait rien qu'un peu, qu'il n'est pas vide de sens m'ayant accompagné tout au long de mes 9 mois d'échange. Oui, même si je reste concentré sur mes objectifs universitaires, le temps est tout de même un peu à la nostalgie...

"Tu te réjouis de rentrer (quand même) ?" est l'autre question qui survient la plupart du temps. Honnêtement, je ne sais quoi répondre. Oui, évidemment que je me réjouis de rentrer, de retourver ma famille et mes amis, les petites choses qui me manquent ici (vélo, scooter, une connexion internet rapide, la Playstation, etc.)... De retrouver le campus lausannois, le bord du lac, les montagnes,... Evidemment qu'il y a une partie de moi qui se réjouit de rentrer.
Mais de l'autre côté, comme je l'ai déjà mentionné, il y a ce sentiment de n'avoir pu "profiter" (aussi un conseil que les gens aiment bien donner sans trop savoir ce que ça représente au fond : "Profite!") que dans les derniers moments de mon séjour et ma curiosité me pousserait à savoir ce qu'il y aurait à venir si je restais ici quelques temps supplémentaires. Attention, ça ne veut pas dire que j'ai envie de rester! Juste une petite frustration du fait que tout n'a pas toujours été comme je voulais... Mais ainsi va la vie, faite de haut et de bas. Je suis pas du genre à avoir des regrets, je regarde toujours vers l'avant, toujours optimiste dans la mesure du possible.

En attendant de penser au retour, il reste encore à profiter de quelques moments ici (et deux raisons de plus de penser à la Suisse) : à commencer par le match d'ouverture de l'Euro tout à l'heure! Sans oublier la énième rencontre entre Federer et Nadal, que je risque d'aller voir en compagnie d'Espagnols histoire de pimenter un peu l'affaire (une manière de m'auto-flageller si la logique voulant que Nadal l'emporte à chaque fois est respectée?)! Optimiste j'ai dit... :-)



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miércoles 14 de mayo de 2008

TORTILLA ESPAÑOLA : la recette !




Chers bloggeuses et bloggeurs, je suis sûr que vous avez un ptit creux! Eh bien vous avez de la chance parce qu'aujourd'hui, votre serviteur se transforme en cuisinier et vous propose de découvrir la recette de la ô-combien-fameuse TORTILLA ESPAÑOLA!

Le week-end dernier, après l'excursion aux montagnes de l'Alpujarra (voir photos ici) en compagnie de mon coloc Mike et de nos voisins espagnols du dessous Juani et Manuel, on a enchaîné avec une session cuisine traditionnelle hispanique. Et grâce au chef Manuel (le Maïté version masculino-andalouse, et en plus svelte), j'ai pu enfin préparer la première tortilla réussie de mon séjour et, je peux même l'avouer, de ma vie! :-) Le résultat final a été à la hauteur de mes espérances : un véritable régal (et les compliments du chef) !

Et comme j'ai le sens du partage, je me suis dit qu'un petit reportage-roman-photo, décrivant pas-à-pas les étapes de la recette, vous ferait plaisir, non? :-)

"Buen provecho" comme on dit ici!

Publicado por v!cente @ 22:47 :: (4) comentarios

viernes 9 de mayo de 2008

Du basket - en veux-tu, en voilà!

Certes, d'un côté il y a la bière et les tapas... Mais d'un autre, il y a le maintien de la forme physique (en bon étudiant de sciences du sport que je suis, vous me direz que c'est peut-être logique :-P) !

Comme je l'avais déjà annoncé en fin d'année passée, j'ai été sélectionné dans l'équipe du "Trofeo Rector" (le tournoi inter-facultaire de l'Université de Grenade) pour défendre les couleurs de la Facultad de Ciencias de la Actividad Física y el Deporte. A la base on devait s'entraîner 2 fois par semaine mais c'était sans compter sur...la Liga interna, le tournoi intra-fac cette fois, qui occupait les salles à plusieurs reprises, et auquel j'ai aussi participé. Celui-ci s'est terminé cette semaine pour mon équipe, aux portes de la grande finale du 20 Mai prochain. On a perdu de 3 points en ayant fait un bon match, mais assez frustrant quand même.

Le Trofeo Rector a quant à lui débuté il y a un peu plus d'un mois. En fait, le début du tournoi a été un calvaire. Pas à cause du jeu de notre équipe, mais à cause du "jmenfoutisme" auquel j'ai eu l'occasion de me confronter à plusieurs reprises depuis mon arrivée en Andalousie... Concrètement, lors de notre premier match contre la fac de Psychologie (salutations au passage à tous les "psychos" de Lausanne qui passent par le blog ;-) ), les arbitres ne sont tout simplement pas venus! Soit, on a quand même joué un match "pour beurre", qu'on a gagné facilement.
Deux semaines plus tard, même salle, même heure. On est tous présents à l'échauffement, les arbitres aussi cette fois...et ce sont les joueurs de la Fac de Traduction et Interprétation qui ne se pointent pas au rendez-vous! :-( Grrr...deuxième frustration consécutive.

Pour finir, on a ENFIN pu disputer deux "vrais" matchs dans ce tournoi qui commençait à virer à la blague. Contre la Fac de pharmacie on a gagné 96-42 (et tous les joueurs de notre équipe, soit 12 joueurs, ont marqué)! Et hier contre l'école "Virgen de las Nieves", on l'a aussi emporté...avec un écart encore plus grand à mon avis (j'ai pas eu le réflexe de voir le score) ! Bref, ce tour de qualification s'est résumé à de la rigolade, à voir maintenant ce que nous réserve les prochains matchs (j'espère un poil plus disputés quand même). Je sais pas quand ont lieu les 1/4 de finales, mais tout prochainement j'imagine. Ca ferait plaisir de ramener une médaille d'Espagne en tout cas! :-)

L'équipe du Trofeo Rector 07/08. Mission : retrouvez le seul Erasmus figurant dans l'équipe! ;-)



Et l'overdose de basket n'est pas finie! Cet après-midi je vais pour la deuxième fois au Palacio de Deportes de la ville, en compagnie de quelques coéquipiers de la Ligue interne, pour voir le dernier match décisif de la saison du CB Granada! S'ils gagnent, ils ont encore une chance de se maintenir dans la Liga ACB (la meilleure ligue en Espagne) mais à condition qu'une des trois autres équipes en course pour le maintien perde son match de son côté. Dans tous les cas, Grenade est obligé de l'emporter...contre une équipe qui figure parmi les 4 meilleures équipes d'Europe cette saison, le TAU Cerámica! En plus de ça, Grenade reste sur une série de 7 matchs perdus à la suite (souvenez-vous, j'étais allé danser le chiki-chiki à un d'eux il y a pas longtemps :-P)!Bref, il va y avoir de l'ambiance d'ici 3 heures! Ils ont intérêt à gagner parce que j'ai pas envie de porter un maillot d'une équipe de deuxième division moi! :-P





Je mentionne encore que je suis aussi de prêt les Playoffs NBA, en espérant que les Celtics de Boston terminent champions vu que c'est la ville où vit actuellement une partie de ma famille (cousins)!

Voilà pour la mise à jour concernant la balle orange... Bon c'est pas tout ça, mais il faut maintenant que j'aille à une de mes trois sessions hebdomadaires de fitness à
la salle de sport juste à côté de chez moi.

La santé, je vous dis, y'a que ça de vrai! :-)


AJOUT (11 mai) :

LE CB GRANADA S'EST SAUVÉ DE LA RELÉGATION!!! Après un très bon match et un final palpitant (le TAU Ceramica est revenu à deux points à une minute de la fin alors qu'ils étaient menés de plus de 10-15 points tout le match!), l'équipe de basket de Grenade a pu assurer son maintien dans la Liga ACB! Ca faisait longtemps que j'avais plus vécu d'émotions pareilles lors d'un match de basket, ça fait plaisir! :-)


Publicado por v!cente @ 17:03 :: (0) comentarios

miércoles 7 de mayo de 2008

Mai 68 - Mai 2008 : la révolte 40 après!

Comme le chantaient (ou plutôt braillaient...) ces sales gamins à l'époque, en effet, "rien n'a changé" ! A l'occasion du 40ème anniversaire de Mai 68, force est de constater que les temps ne changent pas tant que ça. Mais l'étudiant lanceur de pavés (ou presque) rôde toujours, tapi sagement dans l'ombre et prêt à se révolter à nouveau quand il estime que quelque chose va à l'encontre de ses intérêts.

C'était le cas le 24 du mois passé, lorsqu'environ 500 personnes (selon mes estimations) se sont réunies pour manifester dans les rues de Grenade contre le plan de Bologne, voté en 1999 et qui doit entrer en vigueur définitivement en 2010. Rassurez-vous, les pavés des trottoirs de Grenade sont intacts, c'était plutôt bon-enfant. :-P En voici un extrait, filmé par moi en Live!

Puisqu'en bon universitaire que je suis, je suis directement impliqué par ce processus (c'est une des raisons pour laquelle je me trouve ici justement, vu que le système de crédits ECTS est sensé, entre autre, "favoriser la mobilité" kidisent), j'ai décidé d'en savoir plus, notamment sur les revendications des manifestants. Après avoir pu parlé avec un Français représentant d'un syndicat d'étudiants et lu quelques tracts, voici les principaux arguments qui ressortent.

Selon les étudiants pas contents, le processus de Bologne :

  • "clientélise" les étudiants et crée des professeurs "producteurs de cours sensibilisés aux intérêts économiques" (OCDE);


  • adapte l'Université aux impératifs du monde de l'entreprise et implique une sélection sociale ainsi qu'une élitisation parmi les étudiants;


  • amène à une augmentation des frais d'inscription (cas de l'Allemagne)


  • précarise encore davantage les étudiants des milieux défavorisés pour ensuite en faire une main d'oeuvre flexible
(Source en espagnol)

Dans ce cas, les manifestants estiment que les études constituent un droit fondamental et doit être pensé comme un service public de qualité et non comme un marché. Ils dénoncent la faute de compromis social de la part de l'Etat. L'Université ne doit pas "être soumise aux exigences économiques" ni faire place aux capitaux privés selon eux.

Voilà pour les revendications. Et voici aussi, peints sur les murs dans tous les coins de la ville, quelques slogans qui reviennent fréquemment :
















Bon, voilà pour les faits, passons maintenant à ce que vous attendez tous, mon opinion sur la question! ;-)

Honnêtement, même si je peux les comprendre, ces arguments n'ont pas réussi à me convaincre en fin de compte (du moins pour l'instant et pour ce que je sais de l'histoire). Personnellement (et je l'ai dit au type avec qui j'ai parlé lors de la manif), pour moi ça représente quand même plus d'avantages à l'heure actuelle que d'inconvénients. Même si tout n'est pas toujours évident à gérer du point de vue administratif, c'est quand même grâce à l'accord que l'Uni de Lausanne a avec l'Uni de Grenade que j'ai pu effectué cet échange sans trop de difficultés...

Concernant l'implication des entreprises dans l'Université, j'ai lu dans un journal que certains recteurs espagnols démentaient et que la décision revenait en fin de compte au rectorat ou aux différents gouvernements (ou quelque chose comme ça). Pour ma part, je verrais pas forcément ça d'un mauvais oeil, étant donné que je me trouve dans un domaine (sciences du sport) où les débouchés en entreprises ne sont pas évidents... Et vu que pas tout le monde se destine à l'enseignement, pourquoi ne pas avoir des accords pour des stages de temps en temps. Mais comme l'a dit un jour un de nos responsables de l'Institut : "l'Uni ne sert pas à professionaliser". En ce sens, il a peut-être raison.

Bref, voilà pour mon opinion, plus ou moins à chaud quand même. Et la vôtre, chers étudiants actuels également impliqués ou récents gradués? Et j'attends avec impatience également la réaction de JC alias Papa, fervent défenseur de la thèse néo-libéraliste! Si c'est pas de l'incitation au débat ça... :-)))

Publicado por v!cente @ 13:46 :: (0) comentarios

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